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VIIes
Jeux Gais Montréal 2006 : Les négociations
entre le Comité organisateur et la Fédération
des Jeux Gais se poursuivent
Montréal, le 17 octobre 2003 - Après deux ans de négociations avec la Fédération
des Jeux Gais, nous en sommes arrivés à une situation
d'urgence. Fondamentalement, Montréal 2006 (Comité
organisateur des Jeux Gais) et la FGG (Federation
of Gay Games) ne s'entendent pas sur la vision
même des Jeux, leur ampleur et le contrôle financier
qui en découle. « C'est dans cette optique, ont
déclaré les co-présidents de Montréal 2006, Mme
Lucie Duguay et M. Mark Tewksbury, que nous avons
demandé un arbitrage à la Fédération la semaine
dernière. »
Suite à cette demande, le Comité
de négociation de la Fédération et Montréal 2006
ont tenus, hier, une conférence téléphonique.
Il appert que la Fédération rejette toute idée
d'arbitrage et maintient ses exigences, mais les
deux parties ont convenu de poursuivre les négociations
sur les points en litige malgré le refus de la
FGG de nous rencontrer en face à face. Il reste
que Montréal 2006 demande que ce soient les membres
de la Fédération, qui se réuniront en assemblée
annuelle à Chicago du 9 au 15 novembre prochain,
qui se prononcent.
C'est le 25 octobre 2001, à
Johannesburg, que Montréal a été choisie par la
FGG pour la tenue des Jeux Gais en 2006. Ce choix
s'était effectué à partir d'un cahier de candidature
fort détaillé tant au niveau des activités sportives
que culturelles ainsi qu'au nombre de participants
et du financement. « C'est toujours sur cette
base, a déclaré la directrice des Jeux de Montréal,
Mme Louise Roy, que nous avons négocié avec la
FGG. Aujourd'hui, nous sommes dans une impasse
essentiellement due à une différence fondamentale
quant à la vision même de ces Jeux. Document après
document, nous nous sommes pliés aux diverses
exigences de la Fédération, ramenant notamment
nos prévisions de participation des athlètes de
24 000 à 16 000 et notre budget de 20 millions
$ CA à 16 millions. Il y a des principes
au-delà desquels il nous est impossible d'aller
sans mettre en danger les Jeux eux-mêmes ainsi
que leur viabilité financière.''
Les deux raisons essentielles
qui séparent le Comité montréalais de la FGG sont
les suivantes :
- Les principes fondateurs
de la FGG sont axés sur la notion de développement
des activités sportives et culturelles pour
le mouvement gai et lesbien mondial. Dans cet
esprit, Montréal 2006 propose des Jeux d'une
ampleur supérieure aux Jeux précédents. Depuis
deux ans nous avons noué des contacts avec les
quelques 500 équipes sportives gais et lesbiennes
à travers le monde ce qui nous permet, d'une
façon réaliste, d'anticiper un nombre de participants
supérieur aux dernier Jeux de Sydney. En outre
ce sera la première fois depuis douze ans que
les Jeux reviennent en Amérique du Nord : là
aussi nos contacts avec les équipes nord-américaines
sont éloquents quant au nombre de participants.
Qui plus est, pour financer les Jeux, une certaine
ampleur est nécessaire afin d'y intéresser des
commanditaires majeurs. Notre vision de cette
problématique n'est pas partagée par la FGG
: le contrat de négociation exige que la planification
des Jeux de Montréal parte d'une base de 12
000 participants. Nous savons déjà que ce serait
un fiasco financier et que des Jeux sans déficit
doivent atteindre un minimum de 16 000 participants.
En effet, le niveau des commandites est proportionnel
à l'ampleur de l'événement et nos bases financières
actuelles sont déjà assurées pour cela.
- Montréal 2006 bénéficie depuis
sa mise en place en 2001 d'un soutien sans faille
des gouvernements du Québec, du Canada, de la
Ville de Montréal et de Tourisme Montréal.
Cela se traduit par des engagements financiers
de plus de 5 millions de dollars, du jamais
vu dans les annales des Jeux Gais depuis leur
création. Montréal 2006 a également, et ceci
est une autre première dans l'histoire des Jeux,
signé un accord avec un télédiffuseur officiel,
soit Radio-Canada, tout comme avec des commanditaires
privés. Or la FGG exige d'avoir le contrôle
total sur les dépenses de ces sommes. Pour Montréal
2006 il est impensable que les décisions financières
sur les Jeux se prennent ailleurs qu'à son Conseil
d'administration, seul responsable légal de
la suite des choses. Les citoyens montréalais,
québécois et canadiens n'accepteraient pas non
plus que l'usage de l'argent de leurs taxes
soit déterminé par quelques personnes qui dirigent
la FGG.
Lors de la conférence téléphonique,
il a été convenu que la FGG fournirait, rapidement,
à Montréal 2006 un projet financier sur la base
de 12 000 participants. Ce projet devra,
en tout état de cause, privilégier les activités
sportives et culturelles (cérémonies d'ouverture
et de fermeture, galas, couverture télévisuelle
etc.) et non les amputer ainsi que prévoir un
montage financier solide et bénéficiaire afin
de ne pas détourner les commanditaires prêts à
suivre sur l'actuelle programmation préparée par
Montréal 2006.
Il reste aussi évident, suite
à notre conversation téléphonique, qu'aucun des
bailleurs de fonds, publics et privés, engagés
derrière Montréal 2006, n'acceptera que le contrôle
financier s'exerce ailleurs qu'au Conseil d'administration
de Montréal 2006. Par ailleurs Montréal 2006
a déjà proposé à la FGG de l'impliquer dans un
certain nombre des décisions à prendre.
« Nous espérons toujours,
a conclu Mme Roy, que la FGG et Montréal
2006 parviendront à s'entendre et qu'à Chicago
nous puissions l'annoncer. Notre travail est en
court depuis deux ans maintenant et nos liens
avec les quelques 500 équipes sportives gais et
lesbiennes à travers le monde nous permettent
d'entrevoir des Jeux d'une ampleur sans pareille
quelques soient les résultats des négociations
avec la FGG ».
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Sources :
Tom Czerniecki, Directeur marketing
et des communications Montréal
2006
(514) 252-5860
tomcz@montreal2006.org
Jean Héon, Communications
Montréal 2006
(514) 213-0412
jeanheon@substance.ca
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