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4 – septembre 2005
Alors que Montréal se prépare à accueillir les 1ers Outgames mondiaux
en juillet et août 2006, le Comité organisateur des Outgames,
Montréal 2006, vous propose une série d'articles mensuels où il
nous fait connaître les jeux, où la ville hôte se laisse découvrir
et où on met à nu légendaire ouverture de Montréal sur la vie
gaie.
Dans
ce quatrième numéro, les lecteurs
pourront se familiariser avec les modalités d’accueil
pour visiter le Canada et le contexte général de
la vie LGBT au pays.
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Visiter
le Canada, rien de plus simple pour le visiteur LGBT !
Par Sean Morrow
Le 24 août 2005
En juillet
2006, 55 000 personnes sont attendues à l’occasion des
cérémonies d’ouverture des Outgames de Montréal.
Parmi eux, se trouveront 16 000 participants qui prendront part aux
diverses compétitions et activités organisées dans
le cadre de ces jeux. Ces Outgames, un véritable rendez-vous d’envergure
olympique, donneront le coup d’envoi pour l’organisation de
compétitions sportives internationales LGBT à venir. Tant
pour les visiteurs qui s’amèneront à Montréal
que pour les gens d’ici, cet événement sera un moment
unique pour écrire une nouvelle page d’histoire, et ce en
plein cœur d’une ville et d’un pays réputés
pour la chaleur de leur accueil.
Le
Canada : chef de file en matière de droits LGBT
Le Canada est une destination de premier choix pour les touristes gais
et lesbiens. À la manière du village gaulois, ceux et celles
qui se rendront à Montréal pour les Outgames en 2006, découvriront
dans ce coin de l’Amérique du Nord un havre irrésistible
d’ouverture qui exprime sa tolérance dans un éventail
complet de garanties légales et constitutionnelles. C’est,
en effet, à partir de 1977 que le Québec innovait en devenant
l’un des premiers états à inclure l’orientation
sexuelle dans sa charte des droits et libertés. Ce faisant, il
interdisait ainsi la discrimination à l’égard des
gais et des lesbiennes. Aujourd’hui, cette reconnaissance s’étend
non seulement à la grandeur du pays, au moyen de la Charte canadienne
des droits et libertés, mais elle s’applique à autant
de domaines que celui du milieu de travail et de la prestation de services
sociaux et humains, en matière de logement et, au jour le jour,
dans la plupart des autres sphères d’activités. L’ouverture
d’esprit légendaire des Canadiens et Canadiennes fait de
l’homophobie un comportement socialement inacceptable et une réalité
de moins en moins présente.
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| Stade
olympique de Montréal, site des cérémonies d'ouverture
et de clôture |
| ©
Tourisme Montréal |
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| Gayrobic
dancers facing the Olympic Stadium at the Outgames podium. |
| ©
Montréal 2006 |
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| Montréal's
skyline viewed from Jean-Drapeau Park on Île Sainte-Hélène. |
| ©
Ville de Montréal, Johanne Palasse |
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| Sport
- Diver |
| ©
Productions de l'Œil, Brent Stirton |
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Une
victoire pour le mariage entre conjoints de même sexe
Cette ouverture s’est fait manifestement sentir il y a quelques
semaines au Parlement canadien alors que les élus entérinèrent,
par un vote de 158 à 133, le droit au mariage entre conjoints de
même sexe, faisant du Canada le quatrième pays, après
la Belgique, la Hollande et presqu’en même temps que l’Espagne
à accorder ce droit. Curieusement, le débat entourant cet
enjeu ne s’est pas attardé sur la question à savoir
si on devait accorder ou non le droit au mariage – à cet
égard, les tribunaux canadiens ont progressivement tranché
depuis 2003 en faveur de ce droit. Au contraire, les opposants au mariage
se sont plutôt retranchés dans une position visant à
définir les unions entre personnes du même sexe selon une
appellation autre que le mariage. Même avec cette position dite
mitoyenne, c’est en vain qu’ils ont mené la bataille.
En bout de piste, la marche pour l’égalité des gais
et lesbiennes au Canada a su triompher. La nouvelle loi est donc rapidement
entrée en vigueur dans les jours qui ont suivis son adoption par
le Parlement.
En l’occurrence,
si vous et votre partenaire compter vous rendre à Montréal
pour les Outgames, sachez qu’il est désormais permis de vous
marier partout au Canada. « Quelle belle occasion qui s’offre
aux visiteurs LGBT », s’exclame Lucie Duguay, coprésidente
de Montréal 2006. « Avec la promulgation de cette loi et
la tenue des Outgames de Montréal, le Canada est certes la destination
touristique de choix en 2006. »
Il est
à noter toutefois, qu’au Québec, deux personnes souhaitant
unir leur destiné doivent, en raison de dispositions propres au
Code civil québécois, en faire l’annonce officielle
trois semaines au préalable. Ailleurs au Canada, cette disposition
ne s’applique pas. Montréal 2006 accueillera sur son site
principal une chapelle pour ceux et celles qui voudront convoler en justes
noces. Vous n’avez qu’à prévoir un séjour
de trois semaines en amont ou durant la tenue des jeux pour réaliser
votre rêve !
Le contexte
des droits LGBT au Québec permet également aux couples de
même sexe d’adopter un enfant. De même, un conjoint
peut maintenant se qualifier en tant que parent de l’enfant de l’autre
conjoint. Ce droit est en vigueur depuis 2002, alors que l’Assemblée
nationale du Québec promulguait, d’une voix unanime, une
loi permettant les unions civiles et les liens de filiation pour les couples
de même sexe.
Le
Canada : destination LGBT de choix
Comme pour la plupart des pays, les visiteurs au Canada seront normalement
assujettis à certaines formalités avant ou à l’occasion
de leur arrivée au pays. Comme vous serez à même de
le constater, ces modalités sont, en général, simples
mais elles permettent tout de même aux douaniers de repérer
les malfaiteurs et de contrer les tentatives d’entrée illégales.
N’oubliez
pas, qu’au Canada, l’orientation sexuelle n’est pas,
de quelconque manière que ce soit, un motif pour refuser l’entrée
au pays. Les autorités gouvernementales canadiennes ainsi que divers
organismes sans but lucratif sont à l’œuvre pour s’assurer
que le Canada soit à la fois une destination sécuritaire
et accueillante, de même que respectueuse des touristes venus d’ailleurs.
En choisissant
Montréal comme destination de voyage en 2006, n’oubliez pas
que cette ville sera la destination gaie de 2006 et que les Outgames seront
l’événement inoubliable à ne pas manquer. Voici
quelques informations de base qui faciliteront votre entrée au
Canada…
Les
renseignements de base –
Aucune exigence d’un examen médical
La toute première information dont il faut se rappeler si vous
planifier un voyage au Canada en tant que touriste, c’est que de
façon générale vous n’êtes pas tenus
de subir un examen médical. Cette exemption s’applique normalement
aux visiteurs prévoyant un séjour au Canada de moins de
six mois et qui sont citoyens d’un pays pour lequel un visa de résident
temporaire – VRT (c’est-à-dire, un visa de touriste)
n’est pas exigé (veuillez consulter la liste de pays visés
dans l’encadré ci-dessus). Normalement, dans de telles circonstances,
vous n’aurez qu’à produire une preuve de votre identité
et de votre citoyenneté (soit un passeport valide).
Attestation
de votre identité
Si vous n’êtes pas un citoyen ou résident permanent
des États-unis vous devez, pour attester de votre identité,
posséder un passeport valide de votre pays de résidence.
Assurez-vous de porter votre passeport sur votre personne et non dans
vos bagages car vous aurez à le présenter aux autorités
dès votre entrée au pays. D’autre part, les personnes
devant faire une demande de VRT, auront à produire une documentation
suffisante qui permettra aux autorités canadiennes d’authentifier
vos liens avec votre pays d’origine et ainsi de s’assurer
que votre séjour au Canada est bel et bien de nature temporaire.
De plus amples détails relativement à la demande de visa
sont disponibles au site gouvernemental
canadien.
Visiteur
américain ? Aucune exigence de visa
En vertu d’ententes internationales conclues entre le Canada et
les États-unis, aucun visa n’est exigé pour les citoyens
américains ainsi que pour les personnes légalement admises
aux États-unis à titre de résident permanent. Les
résidents étrangers vivant aux États-unis doivent
être titulaires d’une carte de résidence permanente
américaine (carte verte) pour être dispensés d’obtenir
un visa temporaire pour entrer au Canada.
Bien
qu’il soit toujours préférable de présenter
son passeport, les citoyens américains peuvent le substituer en
présentant aux douanes canadiennes un permis de conduire, un certificat
de naissance ou toute autre pièce d’identité avec
photo permettant de confirmer l’identité et la nationalité.
Qui
doit posséder un visa ? Où puis-je me le procurer ?
La plupart des voyageurs qui visiteront le Canada à l’occasion
des Outgames n’auront pas à faire une demande de visa. Si,
par contre, vous êtes de ceux qui devez obtenir un visa temporaire,
le moyen le plus efficace pour ce faire est de vous adresser à
l’ambassade ou consulat du Canada le plus près de chez vous.
Vous trouverez une liste complète des adresses sur le site du gouvernement
du Canada. Il importe de se rappeler que toute personne devant obtenir
un VRT devra faire la preuve qu’il ou elle entend quitter le Canada
à la date d’expiration de son visa.
Les citoyens
des pays suivants n'ont pas besoin de visa pour venir au Canada
(pour plus d'information, cliquez
ici) :
| Allemagne |
Danemark |
Japon |
Portugal |
| Andorre |
Espagne |
Liechtenstein |
Saint-Christophe
et Névis |
| Antigua
et Barbuda |
États-Unis
d'Amérique |
Luxembourg |
Sainte
Lucie |
| Australie |
Finlande |
Malte |
Saint
Vincent |
| Autriche |
France |
Mexique |
Samoa
occidental |
| Bahamas |
Grèce |
Monaco |
San
Marino |
| Barbade |
Hong
Kong |
Namibie |
Singapour |
| Belgique |
Îles
Salomon |
Norvège |
Slovénie |
| Botswana |
Irlande |
Nouvelle
Zélande |
Suède |
| Brunei |
Islande |
Papouasie
Nouvelle-Guinée |
Suisse |
| Chypre |
Israël
(titulaire du passeport national) |
Pays-Bas |
Swaziland |
| Corée
du Sud |
Italie |
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Dispense
de visa
Outre les voyageurs en provenance de pays cités dans la case ci-dessus,
d’autres visiteurs ne sont pas tenus d’obtenir un visa :
- les
citoyens britanniques et les citoyens britanniques d’outre-mer
qui sont ré-admissibles au Royaume-Uni ;
- les
citoyens des territoires britanniques dont la citoyenneté tient
à leur naissance, à leur descendance, à leur enregistrement
ou à leur naturalisation dans un des territoires britanniques,
d’Anguilla, des Bermudes, des îles Vierges britanniques,
des îles Caïmans, des îles Falkland, de Gibraltar,
de Montserrat, de Pitcairn, de Sainte-Hélène ou des îles
Turks et Caicos ;
- les
titulaires d’un passeport de la zone administrative spéciale
en cours de validité délivré par les autorités
de la zone administrative spéciale de Hong Kong ;
- les
titulaires d’un passeport ou de documents de voyage de l’État
du Vatican (bien que j’ai des doutes quant à la participation
aux Outgames d’athlètes ou délégués
en provenance du Saint Siège…).
Qu’en
est-il des questions de santé ?
Pour les visiteurs au Canada, il est important de savoir qu’aucune
déclaration relativement au statut sérologique au VIH ou
à l’hépatite C n’est exigée. Il faut
aussi comprendre que tout visiteur qui déclare sa séropositivité
ne se verra pas refuser l’entrée au pays en raison de son
statut. La politique canadienne n’a pas toujours été
très claire à cet égard. Pour cette raison, elle
a récemment été précisée de manière
à éviter toute ambiguïté.
Le
contexte
En effet, jusqu’à tout récemment, les visiteurs faisant
une demande de visa temporaire devaient répondre à une question
de nature délicate et personnelle. De plus, la question s’avérait
à portée démesurément large aux fins d’immigration
et, une réponse positive occasionnait parfois un rejet de la demande
de visa. À toute fin pratique, on demandait à la personne
si elle ou un membre de sa famille avait, dans le passé, subit
un traitement en raison de troubles physique ou mental graves ou pour
une maladie chronique ou transmissible.
Un dialogue
soutenu et une collaboration étroite entre diverses agences gouvernementales
et non gouvernementales ont produit un important changement dans les normes
gouvernementales. Puisque la ville de Toronto sera hôte de la Conférence
internationale sur le sida au mois d’août 2006, les organisateurs
de cette rencontre ainsi que d’autres organismes canadiens de lutte
contre le VIH/sida ont amené le gouvernement à préciser
l’objet de son questionnement.
Étant
donné qu’il n’était pas dans ses intentions
d’interroger les demandeurs de visa temporaire quant à l’état
de leur statut sérologique, la question fut modifiée pour
éviter ce questionnement. Depuis, les demandeurs de visa temporaire
n’ont pas à dévoiler leur statut sérologique
sur le formulaire. Les personnes qui souhaitent de plus amples détails
relativement à ce dossier peuvent consulter la note détaillée
préparée à cet effet par le Réseau
juridique canadien VIH/sida.
Quelle est la position officielle du Canada relativement
à l’examen médical et le VIH/sida ?
Formellement, le Canada ne reconnaît pas le VIH à titre de
maladie contagieuse facilement transmissible. Qui plus est, les autorités
canadiennes ne considèrent guère qu’une personne vivant
avec le VIH/sida constitue un danger pour la santé ou pour la sécurité
publique du simple fait qu’elle soit séropositive. Par conséquent,
le Canada ne refusera pas d’emblée l’entrée
au pays aux visiteurs simplement en raison de leur statut sérologique.
Le Réseau
juridique canadien VIH/sida remarque que les directives gouvernementales
communiquées aux agents de visa canadiens précisent qu’il
serait rare qu’un demandeur de visa temporaire (visiteur) vivant
avec le VIH/sida doive être référé pour un
examen médical aux fins d’immigration, et qu’il serait
encore plus rare que la personne soit jugée non admissible au Canada
pour des raisons médicales.
Dans
des circonstances rares et exceptionnelles où l’état
de santé d’un touriste l’obligerait vraisemblablement
à recevoir des services sociaux ou des soins médicaux durant
son séjour, un examen médical peut être exigé.
Toutefois, cette norme s’applique à tout visiteur temporaire
et sous-entend que, pour entrer au pays, cette personne n’imposera
pas une demande indue sur le réseau de santé public du Canada.
Arriver
malade au Canada
Dans l’éventualité où une personne arrive malade
au Canada, que cette personne ait ou non été dans l’obligation
d’obtenir un visa temporaire pour y séjourner, on peut exiger
d’elle de subir un examen médical. Ce type de situation est
la seule qui puisse normalement obliger une personne à subir un
examen médical. Cet examen, il faut savoir, comprend nécessairement
un test de dépistage au VIH. Même si le résultat du
test s’avère positif, vous ne vous verrez pas refuser l’entrée
au pays simplement en raison de ce résultat.
Il importe
de se rappeler que les règles d’entrée émises
par les autorités canadiennes ne visent pas à restreindre
l’accès au pays des visiteurs. L’objectif premier de
l’examen médical vise à déterminer si l’état
de santé d’une personne peut entraîner des coûts
trop importants pour le trésor public et le réseau de santé.
De plus
amples détails relativement aux questions de santé des visiteurs
au Canada sont disponibles en communiquant avec l’ambassade canadienne
de votre pays ou en consultant les sites Internet cités ci-dessus.
Renseignements
généraux
L’un des sites les plus intéressants pour vous renseigner
sur votre voyage au Canada est le site Se
rendre au Canada. Ce site est facile à naviguer et vous procure
de nombreux conseils pratiques.
Vous
pouvez également vous enquérir sur les possibilités
et modalités de voyage auprès d’une ambassade
ou d’un consulat du Canada près de chez vous, d’une
délégation
du Québec à l’étranger, auprès de
Tourisme Montréal,
ou encore à l’aide d’un des voyagistes
partenaires de Montréal 2006.
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Conseils
pour les voyageurs :
Pour
des vols en correspondance via les États-Unis, assurez-vous
de prévoir suffisamment de temps entre chaque vol.
En raison des mesures de sécurité accrue, les
contrôles douaniers sont plus longs qu’auparavant.
Vous voulez ainsi éviter de rater votre vol de correspondance
pour le Canada. |
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Quoi
faire si j’arrive au Canada via les États-Unis
Si vous considérez voyager au Canada et prévoyez transiter
par les États-Unis, ou si vous comptez également faire un
séjour dans ce pays, votre voyage peut s’avérer un
plus grand défi à réussir. Depuis les événements
du 11 septembre 2001, il y a de nouvelles règles à considérer.
Une visite du site Internet du gouvernement
américain génère des résultats intéressants.
Le gouvernement
américain juge que tout voyageur qui transite par les États-Unis
en direction d’un autre pays, séjourne d’abord en terre
américaine. De ce fait, si votre voyage au Canada vous oblige à
faire escale aux États-Unis, vous serez assujettis aux nouvelles
mesures conçues pour préserver la sécurité
des citoyens américains. Il s’agit de mesures plus strictes
pour identifier les risques potentiels à la sécurité
nationale, même s’il s’agit de voyageurs en correspondance.
Le 14
mai 2002, le président Bush a proclamé de nouvelles mesures
de sécurité sous l’égide de la National
Border Security and Visa Entry Reform. Depuis, de nouvelles règles
d’entrée aux États-Unis sont en vigueur. De même,
la nouvelle United States Western Hemisphere Travel Initiative,
visant à accroître la sécurité aux frontières
et l’accès au pays, a également force de loi. Afin
de garantir la sécurité de ses frontières, le gouvernement
américain procède maintenant à la vérification
de l’identité de tous les demandeurs de visas et visiteurs,
en plus de s’assurer que les demandeurs entendent bien rentrer dans
leur pays d’origine. Par conséquent, les voyageurs sont susceptibles
de trouver les politiques et règles d’entrée aux États-Unis
plutôt complexes et nécessitant un effort de préparation
supplémentaire. L’initiative cité ci-dessus a une
très large portée et a un impact sur tous les voyageurs
en provenance et en direction des Amériques, des Bermudes et des
Antilles. Tous devront bientôt être détenteur d’un
passeport et/ou d’un visa qui attestera, à l’arrivée
du titulaire aux États-Unis, de son identité et de sa nationalité.
Si vous êtes un citoyen d’un pays étranger, dans la
plupart des cas, vous aurez à vous procurer un visa de personne
non immigrante afin d’entrer en territoire américaine.
Il faut
savoir que le visa en question ne garanti pas votre entrée aux
États-Unis. Elle confirme seulement le fait que vous avez déposé
une demande, qu’un agent de l’ambassade ou du consulat des
États-Unis a traité votre demande et a déterminé
que vous êtes éligible à entrer au pays dans un but
précis. À toute fin pratique, vous êtes autorisé
à vous rendre aux États-Unis, mais seulement au poste frontière.
Votre capacité à entrer de fait au pays repose entre les
mains de l’agent douanier à la frontière qui pourra
décider si vous pouvez procéder, et quelle sera la durée
autorisée de votre visite.
Obtenir
un visa pour les États-Unis
Pour obtenir un visa américain, vous devez vous présenter
à l’ambassade ou au consulat des États-Unis dans votre
pays de résidence. Là, vous devez remplir un formulaire
de demande et, selon le cas, accepter de participer à une série
d’entrevues. Lors de ces rencontres, on procèdera à
la prise de vos empreintes digitales, qui seront ensuite inscrites à
votre dossier. Il importe de savoir que dans certaines circonstances,
on vous demandera de fournir des renseignements financiers personnels
et votre statut d’emploi. Si un examen plus détaillé
est requis, votre dossier pourrait être acheminé à
Washington, ce qui occasionnerait des délais de quelques semaines.
De plus, un examen de contrôle de votre dossier est effectué
en rapport avec les banques de données au palier fédéral
et dans chacun des états américains. Si votre nom, ou une
version apparentée, est identifié et jugé suspect,
votre dossier sera scruté encore de plus près, entraînant
de nouveaux délais.
À
votre arrivée aux États-Unis, votre visa et toute documentation
pertinente seront vérifiés par un douanier, de même
que la durée prévue de votre séjour. L’agent
prendra à nouveau vos empreintes digitales et une photo numérique,
qui seront ensuite ajoutées à votre dossier.
Dans
certaines circonstances, avant de quitter votre pays d’origine,
l’agent de visa américain pourrait vous informer que vous
êtes assujetti à des formalités de départ particulières.
Certains voyageurs peuvent se voir dirigés vers des postes de travail
privés dans le hall des arrivées où une inscription
plus détaillée est effectuée. Cette inscription peut
comprendre de nouvelles entrevues, photos et vérifications. Dans
de telles circonstances, prévoyez suffisamment de temps pour vos
vols de correspondance.
Questions
relatives à votre santé
Aux États-Unis, si pour quelconque raison, vous omettez de répondre
aux questions relatives à l’état de votre santé
ou à toute médication que vous prenez, vous serez, une fois
mis à découvert, renvoyé dans votre pays d’origine,
votre dossier sera annoté et il vous sera interdit de rentrer à
nouveau aux États-Unis.
Malheureusement,
n’oubliez pas que la franchise risque, elle aussi, de vous voir
interdire l’accès aux États-Unis. Il faut se rappeler
que les personnes séropositives dont le statut est découvert
par les agents douaniers américains se verront interdit à
vie l’entrée aux pays et vous serez renvoyé dans votre
pays d’origine sur le champ. Bien que cette information ne soit
pas spontanément disponible sur les sites gouvernementaux américains,
plusieurs voyagistes américains et voyagistes spécialisés
sur les États-Unis ont confirmé cette information sous le
couvert de l’anonymat.
Visiter
Montréal : rien de plus simple pour le touriste LGBT !
En choisissant Montréal comme votre destination voyage en 2006,
vous savez que vous serez là pour célébrer et vivre
les moments forts de compétition dans un des événements
les plus marquants du monde LGBT. Montréal, le Québec et
le Canada sont aussi vos destinations pour vivre les grands espaces, des
moments de détente et de découverte. Ou encore, vous pouvez
y faire la fête, voire même vous marier ! Il y en a pour tous
les goûts. Cependant, prévoyez d’avance car les Outgames
de Montréal seront le grand rendez-vous de 2006 !
Comme
vous avez pu le constater, il est relativement simple de venir au Canada.
Prenez garde, si vous devez transiter par les États-Unis. Si vous
devez vous procurer un visa pour le Canada, rien de mieux que d’entreprendre
vos démarches dès aujourd’hui. De même, assurez-vous
de vous inscrire aux Outgames le plus tôt possible.
Tout
a été dit, sauf… Bon voyage !
Je serai
là à vous attendre dans mes plus belles tenues de soirée
pour vous souhaiter la bienvenue chez nous !
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